CONFLITS MONDIAUX À partir de 1915, 1 200 tirailleurs volon- taires, en majorité kanak, et autant de citoyens mobilisés combattent en Europe. Près d’un quart ne reverront pas leur pays à la fi n du confl it, en mai 1919. Parallèle- ment à l’histoire mondiale, la révolte kanak de 1917 exprime le désespoir devant la pression intenable qu’exercent la colonisa- tion, sur les plans foncier et culturel, et le mauvais voisinage d’éleveurs dont le bétail dévaste les jardins nourriciers.
américaines engagées dans la bataille du Pacifi que. Le vent de modernisme (aéro- dromes, routes, bâtiments, mode de vie) apporté par des centaines de milliers de G.I. inspire encore de nos jours beaucoup de nostalgiques sympathies pour les États-Unis.
STATUTS En 1946, sortie formelle du régime colonial, la Nouvelle-Calédonie devient un TOM (Territoire d’outre-mer). Avec la fi n de l’indigénat, les autochtones deviennent progressivement des citoyens à part entière. La Constitution garantit aux Kanak un statut de droit particulier qui leur permet d’être régis par leur coutume dans certains domaines. À partir de 1956, le pays expérimente un grand nombre de statuts et de réformes dans un processus de décolonisation origi- nal. Avec comme slogan « Deux couleurs, un seul peuple » et comme ambition l’auto- nomie, l’Union calédonienne, parti créé par le député Maurice Lenormand en 1956, domine la politique jusqu’aux années 1970.
BOOM, BOUM À cette époque, le boom minier enfl amme l’économie. Le travail mécanisé demande de gros investissements en engins et en machines qui se mettent en action partout où du nickel est découvert. La récession est brutale, en 1972, trois ans à peine après l’euphorie. Elle exacerbe les tensions politiques et sociales et attise l’émergence d’une revendication indépendantiste.
Le bataillon du Pacifi que, un des premiers ralliés à la France libre en 1941, regroupe 846 soldats, toutes ethnies confondues, sauf les Japonais d’origine, expulsés sans rémission. Le Caillou devient une
énorme base arrière pour
les forces
Soldats calédoniens en France, 1915. © Archives de la Nouvelle-Calédonie. Fonds Amicale des Anciens Combattants 2 Num 7 – 48
Les installations minières de Thio-Mission. © Archives de la Nouvelle-Calédonie. Fonds Guiart 2 Num 6 – 26
Le camp des forces américaines, à la Baie-des-Citrons.
© Archives de la Nouvelle-Calédonie. Album Elmer J. Williams 1 Num 12 – 143
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